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Dérogations espèces protégées (animales ou végétales)

VĂ©rifiĂ© le 17/04/2026 — Direction de l'information lĂ©gale et administrative

Certaines espèces animales et végétales sont protégées. Les interventions humaines impactant ces espèces ou leur habitat sont encadrées. Une dérogation à la protection de ces espèces peut être accordée, sous conditions, pour des raisons scientifiques, écologiques, économiques, sanitaires, etc. Nous vous présentons la réglementation.

Cette fiche se focalise sur les restrictions prévues dans le droit français. Elle ne couvre pas les restrictions liées à la Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d'extinction (CITES).

Plus d'informations concernant cette Convention, les espèces concernées et les restrictions qui lui sont associées sont disponibles sur son site officiel.

Il existe également un outil de recherche des espèces protégées par la CITES.

Les principaux services en lignes et formulaires concernant la CITES sont disponibles aux liens suivants :

  • Demande de permis d'exportation et de certificat de rĂ©exportation
  • i-CITES : demande de permis et certificat d'importation et d'exportation d'espèces animales ou vĂ©gĂ©tales protĂ©gĂ©es
  • Demande de permis et de certificat d'importation.

Les espèces animales non domestiques ou végétales non cultivées et leurs habitats peuvent être conservés pour une des raisons suivantes :

  • Leur intĂ©rĂŞt scientifique particulier
  • Leur rĂ´le essentiel dans l'Ă©cosystème
  • PrĂ©server un patrimoine naturel.
💡 À noter

Les espèces animales qui n'ont pas subi de modification par sélection de la part de l'homme sont considérées comme non domestiques.

Les espèces végétales qui ne sont ni semées, ni plantées à des fins agricoles ou forestières sont considérées comme non cultivées.

Ainsi, les actions suivantes peuvent être interdites lorsqu'elles impactent ces espèces :

Concernant les animaux :

  • Destruction ou enlèvement des Ĺ“ufs ou des nids, mutilation, destruction, capture ou enlèvement, perturbation intentionnelle, naturalisation d'animaux de ces espèces
  • Transport, colportage, utilisation, dĂ©tention, mise en vente, vente ou achat d'animaux de ces espèces, qu'ils soient vivants ou morts

Concernant les végétaux :

  • Destruction, coupe, mutilation, arrachage, cueillette ou enlèvement de vĂ©gĂ©taux de ces espèces, de leurs fructifications ou de toute autre forme prise par ces espèces au cours de leur cycle biologique
  • Transport, colportage, utilisation, mise en vente, vente ou achat, dĂ©tention de spĂ©cimens prĂ©levĂ©s dans le milieu naturel de vĂ©gĂ©taux de ces espèces

Concernant les habitats :

  • Destruction, altĂ©ration ou dĂ©gradation de leurs habitats
  • Destruction, altĂ©ration ou dĂ©gradation des sites d'intĂ©rĂŞt gĂ©ologique, notamment les cavitĂ©s souterraines naturelles ou artificielles, ainsi que le prĂ©lèvement, la destruction ou la dĂ©gradation de fossiles, minĂ©raux et concrĂ©tions prĂ©sents sur ces sites
  • Pose de poteaux tĂ©lĂ©phoniques et de poteaux de filets paravalanches et anti-Ă©boulement creux et non bouchĂ©s.

Retournement d'une prairie ; création d'un parc à huîtres empiétant sur des herbiers à zostères ; délivrance d'un permis de construire, situé dans un secteur abritant des crapauds accoucheurs, impliquant des travaux de terrassement et le busage d'un ruisseau ; autorisation de défrichement d'une zone forestière abritant la tortue d'Hermann, etc.

Les listes des espèces animales non domestiques et des espèces végétales non cultivées faisant l'objet des interdictions sont indiquées dans des arrêtés interministériels.

Pour chaque espèce, les arrêtés peuvent préciser les éléments suivants :

  • Nature des interdictions qui sont applicables
  • DurĂ©e de ces interdictions et pĂ©riodes de l'annĂ©e concernĂ©es
  • Parties du territoire oĂą elles s'appliquent.

L'arrêté dépend de si l'espèce est animale ou végétale, et du groupe auquel l'espèce appartient.

Les arrêtés concernant les espèces animales protégées diffèrent selon qu'il s'agit de :

Voici les arrêtés concernant respectivement :

Voici les arrêtés concernant respectivement :

Voici les arrêtés concernant respectivement :

Voici les arrêtés concernant respectivement les :

Voici les arrêtés concernant respectivement les :

Les arrêtés concernant les espèces végétales protégées diffèrent selon qu'il s'agit de végétaux :

Voici les arrêtés concernant les végétaux terrestres :

Voici l'arrêté concernant les végétaux marins :

L'existence de zones dédiées à la protection des écosystèmes peuvent indiquer la présence d'espèces protégées : Zone naturelle d'intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF), zone Natura 2000, zone humide, etc.

Le porteur de projet doit alors examiner les motifs Ă  l'origine de ce classement.

En l'absence de telles zones, le porteur de projet doit tout de même s'assurer de l'absence d'espèces ou d'habitats protégés.

De nombreux arrêtés préfectoraux complètent les listes nationales en protégeant à l'échelle régionale certaines espèces végétales ou animales. Il convient de se renseigner auprès de la DREAL de sa région.

Lorsque les arrêtés interministériels prévoient que les interdictions peuvent être édictées sur certaines parties du territoire pour une durée déterminée ou pendant certaines périodes de l'année, la date d'entrée en vigueur et de cessation de ces interdictions est fixée par arrêté préfectoral.

L'arrêté préfectoral est :

  • AffichĂ© dans chacune des communes concernĂ©es
  • PubliĂ© au Recueil des actes administratifs (RAA) (consultable sur le site de la prĂ©fecture du dĂ©partement)
  • PubliĂ© dans 2 journaux rĂ©gionaux ou locaux diffusĂ©s dans tout le dĂ©partement.

Par dérogation, pour le domaine public maritime, ces mesures relèvent du ministre chargé des pêches maritimes.

La délivrance de dérogations aux interdictions peut être prononcée aux conditions suivantes :

  • Il n'existe pas d'autre solution satisfaisante, pouvant ĂŞtre Ă©valuĂ©e par une tierce expertise
  • Et la dĂ©rogation ne nuit pas au maintien, dans un Ă©tat de conservation favorable, des populations des espèces concernĂ©es dans leur aire de rĂ©partition naturelle.

La dérogation peut être prononcée pour l'une des raisons suivantes :

  • Dans l'intĂ©rĂŞt de la protection de la faune et de la flore sauvages et de la conservation des habitats naturels
  • Pour prĂ©venir des dommages importants notamment aux cultures, Ă  l'Ă©levage, aux forĂŞts, aux pĂŞcheries, aux eaux et Ă  d'autres formes de propriĂ©tĂ©
  • Dans l'intĂ©rĂŞt de la santĂ© et de la sĂ©curitĂ© publiques
  • Pour des raisons impĂ©ratives d'intĂ©rĂŞt public majeur, y compris de nature sociale ou Ă©conomique, et pour des motifs qui comporteraient des consĂ©quences bĂ©nĂ©fiques primordiales pour l'environnement. Les projets rĂ©pondant Ă  ces critères sont les suivants :Projets d'installation de production d'Ă©nergie renouvelableProjets de rĂ©alisation de rĂ©acteurs Ă©lectronuclĂ©airesProjets industriels qui sont au nombre de 3 : Projet industriel national majeur pour la transition Ă©cologique ou pour la souverainetĂ© nationale, DĂ©claration d'utilitĂ© publique d'un projet industriel et DĂ©claration de projet d'implantation d'entreprises du secteur des technologies favorables au dĂ©veloppement durableProjet d'ouvrages de stockage d'eau Ă  des fins agricoles
  • Ă€ des fins de recherche et d'Ă©ducation, de repeuplement et de rĂ©introduction de ces espèces et pour des opĂ©rations de reproduction nĂ©cessaires Ă  ces fins, y compris la propagation artificielle des plantes
  • Pour permettre, dans des conditions strictement contrĂ´lĂ©es, d'une manière sĂ©lective et dans une mesure limitĂ©e, la prise ou la dĂ©tention d'un nombre limitĂ© et spĂ©cifiĂ© de certains spĂ©cimens.
💡 À noter

La capture temporaire d'animaux protégés en vue de leur baguage ou de leur marquage à des fins scientifiques doit systématiquement faire l'objet d'une dérogation.

Les dérogations accordées précisent les conditions d'exécution de l'opération concernée. Elles peuvent être soumises à la tenue d'un registre.

Aucune dérogation n'est requise lorsqu'un projet :

  • Comporte des mesures d'Ă©vitement et de rĂ©duction prĂ©sentant des garanties d'effectivitĂ© telles qu'elles permettent de diminuer le risque de destruction ou de perturbation des espèces protĂ©gĂ©es au point que ce risque apparaisse comme n'Ă©tant pas suffisamment caractĂ©risĂ©
  • Et intègre un dispositif de suivi permettant Ă  la fois :D'Ă©valuer l'efficacitĂ© de ces mesuresEt, lorsque cela est pertinent, de prendre toute mesure supplĂ©mentaire nĂ©cessaire pour garantir l'absence d'incidence nĂ©gative importante sur le maintien, dans un Ă©tat de conservation favorable, des populations des espèces concernĂ©es.
💡 À noter

Depuis le 1er mars 2017, les projets soumis à autorisation environnementale (ICPE, IOTA et AIOT) relèvent du régime d’autorisation environnementale unique.

Lorsque le projet envisagé relève de ce régime, et qu’il requiert une dérogation à l’interdiction de destruction d’espèces protégées, celle-ci doit être sollicitée dans le cadre de la demande d’autorisation environnementale concernée.

Dans cette éventualité, l’instruction de la dérogation s’exécute dans le délai d’instruction de l’autorisation environnementale unique.

Avant le 1er mars 2017, une telle dérogation et une demande d’autorisation environnementale relevant d’un même projet étaient instruites et délivrées dans le cadre de procédures distinctes 

Afin de bénéficier d'une dérogation à la protection d'espèces protégées, il faut suivre les étapes suivantes :

  • ComplĂ©ter le formulaire de demande de dĂ©rogation correspondant Ă  l'espèce protĂ©gĂ©e et au type de dĂ©rogation concernĂ©s
  • Envoyer la demande
  • Attendre la dĂ©cision d'acceptation ou de rejet de la demande de dĂ©rogation.

Le formulaire à compléter pour la demande de dérogation dépend du type d'espèce protégée (animale ou végétale) et du type de dérogation.

Le formulaire à compléter est le suivant :

Le formulaire à compléter est le suivant :

Le formulaire à compléter est le suivant :

Le formulaire à compléter est le suivant :

Le formulaire à compléter est le suivant :

Le formulaire à compléter est l'un des suivants :

Formulaire de demande d'autorisation de transport de spécimens d'espèces animales protégées.

Permet d'obtenir une demande de dérogation pour le transport en vue de relâcher dans la nature des spécimens d'espèces animales protégées.

Le formulaire à compléter est le suivant :

Le formulaire à compléter est le suivant :

Le formulaire à compléter est le suivant :

Les dérogations doivent être adressées à la préfecture du département du lieu de l'opération pour laquelle la dérogation est demandée :

  • Dreal (France mĂ©tropolitaine hors ĂŽle-de-France)
  • Drieat ĂŽle-de-France
  • Deal (dans les Drom).

Les contacts de ces services sont disponibles ici :

Dans les cas suivants et à titre d'exception, elles doivent être adressées au ministre chargé de la protection de la nature :

  • OpĂ©rations ayant des objectifs de recherche et d'Ă©ducation conduites sur le territoire de plus de 10 dĂ©partements par des personnes morales placĂ©es sous la tutelle ou le contrĂ´le de l'État
  • Lorsqu'elles concernent des animaux appartenant Ă  une espèce de vertĂ©brĂ©s protĂ©gĂ©e, menacĂ©e d'extinction en France en raison de la faiblesse de ses effectifs et dont l'aire de rĂ©partition excède le territoire d'un dĂ©partement, pour les opĂ©rations suivantes : enlèvement, capture, destruction, transport en vue d'une rĂ©introduction dans le milieu naturel, destruction, altĂ©ration ou dĂ©gradation du milieu particulier de l'espèce.
💡 À noter

La dérogation aux interdictions de transport de spécimens d'espèces protégées est délivrée par la préfecture du département du lieu de départ.

Lors d'une importation de spécimens d'espèces protégées, la dérogation aux interdictions de transport est délivrée par le préfet du département du lieu de destination.

Lors d'un transit de spécimens d'espèces protégées sur le territoire national, la dérogation aux interdictions de transport est délivrée par le préfet du département du lieu d'entrée sur le territoire national.

Le silence gardé pendant plus de 4 mois sur une demande de dérogation vaut décision de rejet.

Les dérogations sont accordées :

  • Soit Ă  titre permanent Ă  des Ă©tablissements publics ou privĂ©s qui se livrent Ă  des recherches scientifiques ou Ă  la constitution de collections d'intĂ©rĂŞt national
  • Soit pour une durĂ©e limitĂ©e, sauf renouvellement sur demande du bĂ©nĂ©ficiaire, Ă  d'autres personnes morales ou Ă  des personnes physiques.

En cas de refus, la décision précise les raisons du refus.

En cas d'octroi d'une dérogation, la décision précise la motivation de celle-ci et, si besoin, en fonction de la nature de l'opération projetée, les conditions de celle-ci, notamment :

  • Indications relatives Ă  l'identitĂ© du bĂ©nĂ©ficiaire
  • Nom scientifique et nom commun des espèces concernĂ©es
  • Nombre et sexe des spĂ©cimens sur lesquels porte la dĂ©rogation
  • PĂ©riode ou dates d'intervention
  • Lieux d'intervention
  • S'il y a lieu, mesures de rĂ©duction ou de compensation mises en Ĺ“uvre, ayant des consĂ©quences bĂ©nĂ©fiques pour les espèces concernĂ©es ainsi qu'un dĂ©lai pour la transmission Ă  l'autoritĂ© dĂ©cisionnaire du bilan de leur mise en Ĺ“uvre
  • Qualification des personnes amenĂ©es Ă  intervenir
  • Description du protocole des interventions
  • Conditions d'Ă©tablissement des comptes-rendus des interventions
  • DurĂ©e de validitĂ© de la dĂ©rogation
  • Conditions particulières qui peuvent ĂŞtre imposĂ©es. Pour les opĂ©rations d'inventaire de populations d'espèces animales ou vĂ©gĂ©tales, l'octroi de la dĂ©rogation peut ĂŞtre conditionnĂ© au versement des donnĂ©es recueillies Ă  des bases de donnĂ©es et selon un format dĂ©terminĂ©.

À l'exception des décisions concernant les transports entre établissements ou personnes autorisés à détenir des animaux d'espèces non domestiques, les décisions sont publiées au recueil des actes administratifs du département.

Le bénéficiaire d'une dérogation peut transférer celle-ci à une autre personne. Le nouveau bénéficiaire déclare le transfert au préfet ou, dans les cas concernés, au ministre chargé de la protection de la nature. La déclaration doit intervenir au moins un mois avant la date d'effet du transfert.

Les demandes de transfert doivent être adressées à la préfecture du département du lieu de l'opération pour laquelle la dérogation est demandée :

  • Dreal (France mĂ©tropolitaine hors ĂŽle-de-France)
  • Drieat ĂŽle-de-France
  • Deal (dans les Drom).

Les contacts de ces services sont disponibles ici :

Dans les cas suivants et à titre d'exception, elles doivent être adressées au ministre chargé de la protection de la nature :

  • OpĂ©rations ayant des objectifs de recherche et d'Ă©ducation conduites sur le territoire de plus de 10 dĂ©partements par des personnes morales placĂ©es sous la tutelle ou le contrĂ´le de l'État
  • Lorsqu'elles concernent des animaux appartenant Ă  une espèce de vertĂ©brĂ©s protĂ©gĂ©e, menacĂ©e d'extinction en France en raison de la faiblesse de ses effectifs et dont l'aire de rĂ©partition excède le territoire d'un dĂ©partement, pour les opĂ©rations suivantes : enlèvement, capture, destruction, transport en vue d'une rĂ©introduction dans le milieu naturel, destruction, altĂ©ration ou dĂ©gradation du milieu particulier de l'espèce.

Cette déclaration mentionne :

  • Si le nouveau bĂ©nĂ©ficiaire est une personne physique, ses nom, prĂ©noms et adresse du domicile
  • S'il est une personne morale, sa dĂ©nomination ou sa raison sociale, sa forme juridique, l'adresse de son siège social ainsi que la qualitĂ© du signataire de la dĂ©claration
  • La nature des activitĂ©s du nouveau bĂ©nĂ©ficiaire et justifie la qualification des personnes amenĂ©es Ă  mettre en Ĺ“uvre l'opĂ©ration autorisĂ©e.

Dans le délai d'un mois à compter de la date de réception de la déclaration, l'autorité qui l'a reçue :

  • Soit accepte le transfert et en dĂ©livre rĂ©cĂ©pissĂ©
  • Soit refuse le transfert, dans le cas oĂą le nouveau bĂ©nĂ©ficiaire ne dispose pas des capacitĂ©s suffisantes pour respecter les conditions dont est assortie la dĂ©rogation. Ce refus est notifiĂ© au bĂ©nĂ©ficiaire initial de la dĂ©rogation et Ă  l'auteur de la dĂ©claration.

Si, dans le délai d'un mois, cette autorité n'a ni délivré récépissé de la déclaration, ni refusé le transfert de la dérogation, ce transfert est autorisé.

Toute modification substantielle d'une activité, d'une installation, d'un ouvrage ou de travaux ayant bénéficié d'une des dérogations à la protection d'espèces protégées doit faire l'objet de la délivrance d'une nouvelle dérogation.

Cela s'applique, que cette modification intervienne avant la réalisation du projet ou lors de sa mise en œuvre ou de son exploitation.

La modification apportée à une activité, une installation, un ouvrage ou des travaux est considérée substantielle si elle :

  • En constitue une extension devant faire l'objet d'une nouvelle Ă©valuation environnementale
  • Ou est de nature Ă  entraĂ®ner des dangers et inconvĂ©nients significatifs pour des espèces protĂ©gĂ©es.

Toute modification non-substantielle d'une activité, d'une installation, d'un ouvrage ou de travaux ayant bénéficié d'une des dérogations à la protection d'espèces protégées doit être notifiée, qu'elle intervienne avant la réalisation du projet ou lors de sa mise en œuvre ou de son exploitation.

Le bénéficiaire de la dérogation doit la porter à la connaissance de l'autorité administrative compétente (préfecture ou ministère chargé de la nature), avant sa réalisation, avec tous les éléments d'appréciation.

Les demandes de transfert doivent être adressées à la préfecture du département du lieu de l'opération pour laquelle la dérogation est demandée :

  • Dreal (France mĂ©tropolitaine hors ĂŽle-de-France)
  • Drieat ĂŽle-de-France
  • Deal (dans les Drom).

Les contacts de ces services sont disponibles ici :

Dans les cas suivants et à titre d'exception, elles doivent être adressées au ministre chargé de la protection de la nature :

  • OpĂ©rations ayant des objectifs de recherche et d'Ă©ducation conduites sur le territoire de plus de 10 dĂ©partements par des personnes morales placĂ©es sous la tutelle ou le contrĂ´le de l'État
  • Lorsqu'elles concernent des animaux appartenant Ă  une espèce de vertĂ©brĂ©s protĂ©gĂ©e, menacĂ©e d'extinction en France en raison de la faiblesse de ses effectifs et dont l'aire de rĂ©partition excède le territoire d'un dĂ©partement, pour les opĂ©rations suivantes : enlèvement, capture, destruction, transport en vue d'une rĂ©introduction dans le milieu naturel, destruction, altĂ©ration ou dĂ©gradation du milieu particulier de l'espèce.

L'autorité peut imposer des prescriptions complémentaires à l'occasion de ces modifications. Elle peut également en prononcer à tout moment s'il apparaît que le respect de ces dispositions n'est pas assuré par l'exécution des prescriptions initiales.

Le bénéficiaire de la dérogation peut demander une adaptation des prescriptions imposées par la décision. L'absence de réponse à cette demande pendant plus de 2 mois à compter de l'accusé de réception doit être considérée comme une décision de rejet.

Les dérogations peuvent être suspendues ou révoquées si les conditions fixées ne sont pas respectées.

Une sanction de 3 ans d'emprisonnement et 150 000 € d'amende (personnes physiques), ou 750 000 € d'amende (personnes morales) est prévue pour le fait, en violation des interdictions ou des prescriptions prévues par une dérogation et par les règlements :

  • De porter atteinte Ă  la conservation d'espèces animales protĂ©gĂ©es
  • De porter atteinte Ă  la conservation d'espèces vĂ©gĂ©tales protĂ©gĂ©es
  • De porter atteinte Ă  la conservation d'habitats naturels d'espèces protĂ©gĂ©es.

La tentative de commettre ces délits est punie des mêmes peines.

L'amende est doublée lorsque les infractions sont commises dans le cœur d'un parc national ou dans une réserve naturelle.

💡 À noter

La commission de ces infractions en bande organisée est punie de 7 ans d'emprisonnement et 750 000 € d'amende (personnes physiques), ou 3 750 000 € d'amende (personnes morales).

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Textes de référence

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